Et si Facebook battait monnaie ?
On compare souvent Facebook à un pays tant le nombre de ses « habitants » est impressionnant : 500 millions depuis mercredi. S’il était un pays, Facebook serait le 3ème après la Chine et l’Inde. Imaginez un instant que Facebook se prenne au jeu et batte monnaie, s’arrogeant un des privilège des états souverains. C’est peut-être ce qui est en train de se produire avec l’introduction récente des « crédit Facebook« , de la monnaie virtuelle qui permet l’achat de produits non moins virtuels.
Le principe est similaire à celui que le Club Med a démocratisé depuis ses origines. Souvenez-vous des colliers de perles, synonymes de tequila ou de bière bien fraiche. Dans le pays merveilleux de Mark Zuckerberg vous achetez (avec de vrais euros, de vraies roupies ou de vrais dollars) des crédits. Libre à vous, ensuite, de les dépenser au travers des offres de biens virtuels proposés sur Facebook. De préférence des jeux. Par exemple, vous pouvez acheter des éléments complémentaires au jeu FarmVille. La société éditrice de ce jeu devrait générer un chiffre d’affaire de 450 millions de dollars.
Mettez-vous maintenant à la place de Mark Zuckerberg et imaginez que vous préleviez votre dîme au passage (30% en moyenne) et générez du cash sonnant et trébuchant pour couvrir une partie de vos frais d’exploitation.
Imaginez ensuite que, ce système monétaire devenant « universel » et bénéficiant d’une vraie confiance, certains e-marchands décident d’accepter vos crédits en échange de biens réels, à l’aide d’un simple bouton « j’achète », sur le modèle du bouton « j’aime ». Plus rien n’empêche d’acheter un poncho à un artisan brésilien ou un tableau à un artiste moldovalaque.
Imaginez maintenant que, votre système devenant une vraie valeur reconnue des marchés financiers, vous décidiez de « valoriser » ceux qui vous en achètent et ainsi de valoriser votre entreprise. Vous créez un cours pour votre monnaie, négocié en bourse. Vous vous trouvez alors à la tête d’une fortune considérable que vous maîtrisez au centime près. Vous êtes le roi du monde.
Votre mécanisme fonctionne si bien que vous générez des vocations. Au point que Google s’y intéresse. Il n’est pas impossible qu’un système de crédit voit le jour pour les transactions des services payants du leader de la recherche sur le web.
Bien sûr, vous n’êtes ni Mark Zuckerberg, ni Larry Page ou Sergey Brin. Mais vous savez maintenant que, si vous proposez des services d’intermédiation monétisés, vous pouvez vous inspirer du système. Et si vous vendez tout simplement des biens, vous pourrez sans doute utiliser le système de crédits pour proposer un système de paiement utilisable sur tous les supports, y compris les mobiles

La semaine dernière Apple a réagit au problème d’antenne de l’iPhone 4 (ce que l’on appelle désormais l’antennagate) en organisant une conférence de presse. Steve Jobs a convenu implicitement qu’il existe un problème matériel et proposé une compensation pour les utilisateurs insatisfaits : une protection (bumper) gratuite ou un remboursement pur et simple. Sans doute cette solution est-elle le meilleur compromis financier pour la firme de Cupertino, écartant un rappel des appareils.
Ce titre n’est pas un jeu de mots sur les fruits interdits mais une vraie question qui se pose suite aux derniers déboires de la firme de Steve Jobs. La sortie en fanfare de l’iPhone 4, qui a suivi de près l’énorme succès de l’iPad (1 million d’exemplaires par mois), s’assortit ces derniers jours d’une véritable polémique sur la qualité de réception. Vous en avez certainement entendu parler : le contact de la peau sur un endroit du cerclage métallique de l’iPhone 4 crée des perturbations sur la réception du réseau téléphonique. Après avoir minimisé l’affaire en indiquant qu’il s’agit en fait d’une erreur d’affichage de la force du signal (les fameuses briques). De nombreux tests et des plaintes ont convaincu Apple de programmer une mise à jour logicielle qui n’a pas été publiée à ce jour.
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